La peur infondée de la cigarette électronique selon l’ACSH

La peur infondée : L’e cigarette est un système de distribution, sans odeur et sans flammes, de nicotine qui contient des éléments cancérigènes tel que le diéthylène glycol et les nitrosamines, pouvant causer un risque de santé à leurs utilisateurs. Du à leur troublante ressemblance à des cigarettes normales certains organismes de santé publique pensent qu’elles pourraient encourager d’autre à continuer de fumer.

L’origine de la peur, début 2010, la FDA a décidé de catégoriser les e-cigarettes, comme appareil de distribution de médicaments et non comme un produit du tabac, les plaçant alors sous le coup d’une règlementation plus stricte qui devrait forcer les fabricants de e-cigarette à conduire de longs essais cliniques afin de permettre à leurs produits de rester sur le marché. En juillet, ACSH a rejoint d’autres d’intérêts et de santé publiques en qualité d’amicus (amis de la cour), afin d’interjeter appel de la décision de la FDA. En décembre une cour d’appel fédérale a annulé l’injonction de la FDA et déterminé que du à ses composés nicotinés, les cigarettes électroniques devaient être réglementées en tant que produit du tabac.

Couverture médiatique

Dans un communiqué du CDC (centres de contrôle et prévention des maladies), Nancy Brown, PDG de l’association de cardiologie américaine (AHA), a spécifié :  » aucun produit du tabac est sain à la consommation. Les risques de santé associés à l’utilisation de tabac sont extrêmement bien documentés, et un récent communiqué de l’AHA indique que les produits du tabac sans fumée, augmentent les risque d’accidents cardiaques fatals et d’attaques, et certains cancers. » Ces interrogations sont fondées par une étude publiée le 5 novembre, dans une des éditions de la revue du CDC.

Heureusement, des célébrités de premiers plan, telle que Katherine Heigl ont pris la parole publiquement et fait la promotion des e-cigarettes, en tant que meilleur alternative à la cigarette traditionnelle, et qui aidait aussi à arrêter ces dernières définitivement quand rien d’autre ne le permettait. Pendant une apparition sur le Late Show de David Letterman, Mlle Heigl a fait une démonstration de la cigarette electronique, expliquant : « vous prenez l’habitude de cela » – amenant sa main à sa bouche -« et de souffler de la vapeur d’eau si bien que vous ne faites pas de mal à votre entourage ni à vous même ».

Point de vue de l’ACSH

Après que Mariann Piano, docteur et professeur à l’université de l’Illinois à Chicago (département science bio comportementale) ait dit que  » les produits du tabac sans fumée sont nocifs et addictifs – cela ne présente pas vraiment une meilleure alternative » dans un communiqué du mois de décembre de l’AHA, le docteur Gilbert Ross, de l’ACSH lui a répondu directement. En réponse aux allégations que les produits du tabac sans fumée sont dangereux, le Dr Ross a écrit : « il est clairement évident, de manière alarmante que vous avez abandonné la science en voulant faire retentir ce signal d’alarme destructeur et sans fondement :les études que vous citez ne montrent que de minimes voire aucuns problèmes inhérent à l’utilisation de ces produits du tabac sans fumée et quand bien même ces quelques études supportant votre thèse sont basées sur un panel de différents types de produits du tabac sans fumées, ne présentant aucune similarité avec la gamme moderne de ces dispositifs. »

Heureusement, les lecteurs du « daily caller » ont eu la chance de lire attentivement la défense de l’apparition de Katherine heigl avec ses e-cigarettes par le Dr Whelan, dans laquelle il déclarait : « une fois de plus, ce n’est pas la nicotine qui est dangereuse dans les cigarettes traditionnelles, mais les toxines et produits cancérigènes issus de la combustion – la fumée – qui est inhalée profondément dans les poumons puis dans la circulation; il n’y a aucune raison de penser que les e-cigarettes présentent les mêmes risques, compte tenu du fait qu’il n’y a pas combustion. »

Également les équipes de l’ACSH ont demandés aux lecteurs de notre « dispatch » de soumettre des commentaires en rapport avec leur propres expériences d’utilisation de la e-cigarette en tant qu’outil de sevrage tabagique et ont été submergés par de nombreux témoignages positifs tels que cette réponse de Kim SanFanandre :  » j’ai fumé pendant 30 ans, 2 paquets de cigarettes, avant de trouver les e-cigarettes. J’ai complètement arrêté de fumer, 5 jours après avoir essayé la e-cigarette et n’ai pas refumé depuis 6 semaines et demi. Les e-cigarettes ne devraient pas être interdites ou diabolisées. Au lieu de cela, les e-cigarettes devraient être encouragées en tant qu’alternative à la cigarette traditionnelle. »

Conclusion

L’ACSH a pendant longtemps supporté la diminution de facteurs risques en tant que stratégie efficace et avérée permettant aux fumeurs d’arrêter définitivement. L’ACSH défend les e-cigarettes en tant que procédé permettant la diminution des facteurs risques pour les fumeurs actuels qui sont addicts, et qui ont essayé et échoué dans leur tentative d’arrêt du tabac, mais nous ne n’encourageons son utilisation à personne d’autres. Les composants chimiques trouvés dans la e-cigarette ne posent qu’un danger infime à la santé des individus, et ne devraient pas être considérés en tant que toxiques ou cancérigènes.

Il est irresponsable que des organismes de santé publique tels que la CDC et l’AHA dénoncent l’utilisation de la e-cigarette en tant que méthode efficace au sevrage tabagique. Par la même, ils continuent de promouvoir l’utilisation de la cigarette traditionnelle pour la majorité des fumeurs qui ont échoué dans leur tentative d’arrêt et ayant utilisés les méthodes de sevrage tabagique approuvées.